• Pas un mot

     

     

    Pour le juge Scott Sampson tout se déroule parfaitement dans sa vie, sa carrière se passe bien, il a une magnifique femme qu'il aime comme au premier jour, et deux adorables jumeaux de 6 ans, Sam et Emma. Comme tous les mercredi, Scott s'apprête à aller chercher ses enfants à l'école pour les emmener à la piscine, lorsqu'il reçoit un message de sa femme qui lui apprends qu'elle ira récupérer les jumeaux Sam et Emma. Mais le soir en rentrant chez lui, il apprend avec horreur que sa femme n'a jamais envoyé de texto et qu'elle n'a encore moins récupéré les enfants. Alors où sont-ils et qui est allé les chercher à l'école? Tant de questions se bousculent jusqu'à ce que Scott et Alison reçoivent un message des personnes qui ont vraisemblablement enlevé leurs enfants. Scott comprends vite que pour sauver Sam et Emma, il va devoir suivre les directives des ravisseurs à la lettre jusqu'à mettre en péril sa carrière, mais attention, les ravisseurs sont clairs: Pas un mot, sinon c'est les petits qui en subiront les conséquences... 

    Pas un mot

    Pas un mot

     

     

    Un grand merci aux éditions Mazarine qui, dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, m'a permis de lire ce livre. Je ne connaissais pas Bad Parks, et pourtant après cette première lecture de l'auteur, il est seulement moi un très bon auteur de thriller que j'ai bien envie de continuer de découvrir. J'ai passé un excellent moment pendant cette lecture. 

    Dès le premier chapitre, on rentre dans le vif du sujet, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de nombreux chapitres blablas qui présentent les personnages ou le contexte, non, on aborde directement le sujet du kidnapping et c'est au fur et à mesure de la lecture qu'on en apprend plus sur le contexte. Et cela fait tellement plaisir, on ne perd pas de temps inutile et très vite on est en plein dans l'intrigue. On découvre donc un père de famille, juge de profession qui apprend avec horreur que ses deux enfants chéris ont été enlevés. Tout de suite, on se pose pleins de questions: qui a enlevé les jumeaux, comment ils ont fait pour réussir l'enlèvement, pourquoi ils ont enlevé les enfants, et surtout qu'est-ce qu'ils attendent en retour? Pour le juge Scott, c'est clair, ça a un rapport avec une des affaires qu'il doit juger, mais laquelle? Il en traite énormément, et il n'a pas le temps de regarder avec détails chaque affaire. Mais les ravisseurs vont très vite lui faire comprendre ce qu'ils attendent, et ils tiennent absolument à ce que le juge fasse ce qu'on lui demande en gardant le silence. Tout en continuant d'essayer de vivre normalement aux yeux des gens qui l'entourent, Scott va, tout seul, tenter de percer les mystères de l'enlèvement. Mais les ennuis ne s'arrêtent pas là, il commence à avoir des ennuis à son travail, il commence à douter de tout le monde y compris de sa femme, mais pour lui, une seule chose compte: sauver ses enfants. 

    Voilà donc une histoire qui mêle intrigue policière, problèmes familiaux et l'envers du décor des procès aux Etats-Unis et j'ai trouvé cela super bien. De plus, j'ai aimé le fait que l'intrigue policière soit centrée sur les victimes de la situation et que finalement, il n'y a pas de policiers dans l'histoire. J'ai également aimé que le narrateur soit Scott donc un homme, ça m'a permis de voir à quel point la situation est dur pour lui. En effet, généralement, on est souvent témoin de la peine et de la douleur d'une mère lors d'enlèvement d'enfants et la douleur du père est parfois oublié. Ici, on peut vraiment ressentir la douleur de Scott et finalement on se dit, que dans ce genre de situation, il n'y a pas que la mère qui souffre. Alors même si c'est difficile de se reconnaître en Scott, puisque c'est un homme, je l'ai trouvé très attachant et il m'a beaucoup ému. Concernant l'affaire en jeu en tribunal pendant le roman, je n'ai pas forcément trouvé que c'était la plus intéressante, elle ne m'a pas forcément plu et à mon point de vue, j'ai pas trouvé l'importance d'une telle affaire au point de commanditer un enlèvement.

    Le roman tient énormément en haleine et se lit très vite, on est happé dedans et on a hâte d'arriver à la fin pour avoir le fin mot de l'histoire et savoir qui a commandité le kidnapping et surtout pourquoi. L'auteur joue avec nos nerfs et nous envoie sur des pistes qui ne sont pas toujours vraies, on se fait nos théories et finalement elles tombent à l'eau. J'ai été très surprise par la fin du roman qui m'a beaucoup ému, je l'ai trouvé à la fois triste et belle et elle change des fins habituelles de ce genre de romans. Ca pourrait déranger certains lecteurs, mais pour ma part, je l'ai trouvé originale et bien amenée par l'auteur.

     Pour finir, j'ai donc passé un très bon moment en compagnie de ce thriller qui se lit très très vite et qui tient en suspens le lecteur. J'ai adoré me faire mener en bateau par l'auteur et le personnage de Scott m'a beaucoup touché. Le style de l'auteur m'a plu, c'est efficace et cela permet une lecture rythmée et sans ennuis. Petit bémol pour l'affaire traitée au tribunal qui prend une grande place dans le l'histoire et qui ne m'a pas plus intéressée que ça.

     

    Friend Zone

     

     

     

    << Regarder ses enfants dormir est vraiment une joie pour un père. Et si je passai un moment à savourer sa sérénité, c'était dans le but d'en absorber un peu soi-même. >>

    << Je suis certain qu'il n'y a pas de mots pour décrire ce que ressent un père à qui l'on inflige le spectacle des sévices subis par son enfant sans pouvoir y mettre fin. >>

     


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    Thomas est un détective privé pas comme les autres, avec son humour bien à lui et son penchant pour l'alcool et pour la violence, il ne s'attire pas que des amis. Opaline, jeune végane va faire appel à lui pour qu'il l'aide à sortir son frère Bastien des mains de la secte des trentenaires. Si Thomas n'est, au début, pas très emballé par la mission que lui propose cette fille au drôle de prénom, lorsqu'il apprend combien cela pourrait lui rapporter, il n'hésite plus à participer en utilisant la violence. Opaline, quant à elle, prête à tout pour sauver son frère, mais surtout pour défendre la cause animale, va suivre le détective dans ses actions les plus folles, jusqu'à elle aussi, se transformer en tueuse sans pitié. 

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    Je voudrais d'abord remercier l'auteur, Mickaël Parisi, qui m'a gentiment proposé de m'envoyer son roman pour que je le lise. Après cette lecture, je ressors un peu perturbé, si Friend Zone m'a d'abord beaucoup plu, il a fini par me déplaire sur certains points que je vais développer ci-dessous.

    Commençons par l'intrigue, au début on nous présente les deux personnages: Thomas et Opaline, ainsi que leur mission commune: sauver Bastien de la secte des Trentenaires. On nous promet de l'action, des missions de surveillance, de sauvetage, des accidents... et c'est bien cela qui se passe au début. Jusqu'à, je dirais, la moitié du roman, où j'ai eu l'impression que cette mission passait en arrière plan, voire n'existait plus à la fin du livre. J'ai eu l'impression que le pauvre Bastien a été totalement oublié à partir d'un certain moment et que, finalement, la mission de base ne servait que de prétexte pour la suite. 

    Attention lecteur sensible, ici pas de paillettes et de gentilles licornes... Non, on a le droit à du sang, des meurtres barbares, de la vulgarité, mais tout cela est traité avec humour et un tel second degré que ça passe plutôt bien et que ça fait même rire à certains moments. Le roman traite également du véganisme mais avec humour et sans vouloir être moralisateur. En effet, à travers Opaline, l'auteur essaye de faire comprendre aux lecteurs les raisons qui poussent une personne à se tourner vers le véganisme. Mais pour ne pas plomber l'ambiance du roman en donnant l'impression de donner une leçon à ceux qui raffolent de la viande, Thomas et son humour spécial sont là pour prendre tout cela à la dérision. J'ai adoré cela et pour moi, c'est le meilleur point du livre. 

    J'ai par contre, beaucoup moins aimé la fin du livre, si le début arrivait à me faire rire et se lisait plutôt rapidement, j'ai eu l'impression que la fin se relâchait et je l'ai trouvé un peu longue. De plus, j'ai pas été fan du fait que l'auteur s'intègre dans l'histoire, c'est le genre de chose que je n'apprécie généralement pas. En effet, j'aime bien que les histoires restent fictives, et ce mélange de fiction et de réalité me dérange un peu. Ensuite, toujours vers la fin, j'ai trouvé trop facile de faire "rêver" Thomas à plusieurs reprises, il lui arrive quelque chose et pouf il se réveille et rien de ce qui vient de se passer n'est vrai... à mon avis, l'auteur a trop joué avec cette carte "joker" et ça m'a un peu ennuyé. 

    Concernant le style de l'auteur, c'est ce qui m'a le plus déconcerté parce que je l'ai aimé, et en même temps je ne l'ai pas aimé... je m'explique. Il y a énormément de vulgarité dans ce roman, alors au début ça m'a fait rire, je trouvais ça plutôt marrant et je trouvais que ça changeait des autres livres. Par contre au bout d'un moment, j'ai trouvé que c'était trop et ce qui a commencé par me plaire, a fini par me déranger. Néanmoins, j'ai adoré l'humour de l'auteur et la façon directe dont il dit les choses, sans passer par quatre chemin. De plus, Thomas est le narrateur et il s'adresse directement au lecteur, j'ai beaucoup aimé cela. 

     Terminons par les personnages. Tout d'abord Thomas, ce n'est pas un détective comme les autres, il n'a qu'une envie c'est de rester invisible aux yeux du monde. Par contre, il n'hésite pas à user de la violence pour avoir ce qu'il veut. J'ai bien aimé son habitude de donner des petits noms à ses armes, ça lui donne un petit côté sensible (même s'il ne l'est absolument pas), j'ai également apprécié le fait que ce grand carnivore essaye de comprendre les convictions d'Opaline par rapport au véganisme. Néanmoins, ce n'est pas un personnage auquel on peut s'attacher, il n'a pas une once de bienveillance et on préférerait tous ne pas croiser son chemin. Opaline, quant à elle, est au début une jeune femme timide et peu sûre d'elle mais elle finit par devenir une tueuse sans pitié qui n'hésite pas à "punir" ceux qui ne partagent pas ses façons de voir les choses. Elle évolue énormément au cours du livre, à tel point qu'on est l'impression d'avoir un tout nouveau personnage. Je l'ai pas forcément trouvé attachante, sauf à la fin, où elle se remet en question et décide de changer, là je l'ai apprécié. 

     

    Friend Zone

     

     

     

    << Quoi de plus bénéfique que la mort? Bon débarras. Le seul point faible de la mort est qu'il est impossible d'être présent pour la fêter. La vie est mal faite: la mort également. >>

    << Parfois, il peut arriver de se dire: je suis le pire déchet de l'humanité. Et puis, chaque jour, l'humain te rappelle que, tu as encore beaucoup de chose à apprendre.>> 


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