• 13 reasons why

     

     

    Clay est un lycéen ordinaire, sans soucis particulier. Un jour en rentrant de l’école, il retrouve une boite qui lui est adressé, contenant des cassettes audio. Intrigué, le jeune garçon va écouter la première cassette : celle sur laquelle est écrit au vernis à ongle un petit 1. La voix qui s’échappe de ces cassettes, Clay la connait et il va en être troublé. En effet il s’agit d’Hannah, une fille du lycée que Clay connaissait plutôt bien et qui a mis fin à ses jours quelques semaines plus tôt. Dans la boite 7 cassettes, 13 faces. Chaque face correspond à une raison pour laquelle Hannah a commis l’irréparable. Et comme elle le signale au début, la personne qui écoute les cassettes fait forcément parti de ces raisons. Mais Clay se demande pourquoi, lui, a reçu les cassettes, il n’a jamais fait de mal à Hannah, il en est sûr.  

    13 reasons why

    13 reasons why

     

     

    Qui n’a pas entendu parler de 13 reasons why ces derniers mois ? Phénomène pas si récent que ça puisque le livre est sorti en 2010. S’il revient sur le devant de la scène cette année c’est grâce à la série du même nom qui a été un grand succès et qui a donné à beaucoup de monde de se plonger dans le livre. Pour ma part, j’ai également été curieuse de découvrir ce phénomène en lisant ce livre. Je m’attendais à être bouleversée, touchée, ça a été le cas mais malheureusement certaines choses m’ont dérangée dans ma lecture.

    Le sujet traité dans ce livre est un sujet grave et inquiétant : le suicide chez les jeunes. Mais il traite surtout des raisons qui peuvent pousser une jeune fille équilibrée à en arriver là : le harcèlement bien entendu mais aussi la solitude et l’incompréhension. On nous alarme sur les signes d’un mal être chez une personne, afin de l’aider avant qu’il ne soit trop tard.

    Tout au long du livre, Clay va écouter les 13 faces des cassettes et apprendre des secrets concernant celle qu’il pensait connaitre et concernant ses camarades. En une soirée il fera une sorte de pèlerinage, casque sur les oreilles, découvrant tous les endroits décrits par Hannah sur les cassettes. Parfois ému et parfois énervé, il aura à certains moments du mal à continuer, effaré par ce qu’il entend. En même que Clay, le lecteur découvre les raisons du geste d’Hannah, on est bouleversé par ce qui est arrivé à la jeune fille.

    Bouleversé, touché, choqué, révolté autant de réactions qu’on peut avoir en lisant ce livre. Ce genre de sujet ne peut pas nous laisser sans émotion. Cependant, je m’attendais à encore plus d’émotions, je m’attendais à une extrême tristesse et même des larmes. Et ça n’a malheureusement pas été le cas pendant la lecture. En effet, certaines choses m’ont un peu dérangé tout au long de la lecture. Tout d’abord les nombreux clichés sur les lycéens américains, mais aussi la narration qui est en habituelle. Clay écoute les cassettes : on a donc Hannah qui devient la narratrice, mais elle est coupée par les pensées et les actes de Clay qui nous ramène au présent. J’ai trouvé ces coupures embêtantes, au moment d’une forte émotion, les pensées de Clay qui étaient parfois hors sujet, coupent tout. J’ai trouvé ça dommage de ne pas se plonger entièrement dans ce qui est dit par Hannah dans les cassettes. De plus, j’ai trouvé qu’il manquait les réactions des autres personnages impliqués, ça aurait pu être intéressant de voir comment ils vivaient la mort de la jeune fille.

    En tous les cas, ce roman est bouleversant, ce qui est arrivé à Hannah est révoltant, et on ressent une énorme peine pour tout ce qui lui est arrivé. Même si les actions de chacun ne paraissent pas grave prises individuellement, l’effet papillon peut détruire la vie d’une personne. Et c’est important d’en être conscient.

    Je termine cet avis avec une petite comparaison livre-série : à mon grand étonnement j’ai préféré la série. J’ai trouvé qu’on ressentait beaucoup plus les émotions à travers les images et les jeux des acteurs. De plus, on a l’occasion de voir ce qu’il se passe après le suicide d’Hannah au lycée et dans la vie de ses camarades. J’ai été beaucoup plus émue par la série et j’ai même pleuré. Je suis curieuse de voir ce qu’il y aura dans la saison 2.

     

    13 reasons why

     

     

    << J'espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l'histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s'est arrêtée. Et si vous êtes en train d'écouter ces cassettes, c'est que vous êtes l'une de ces raisons.  >>

    << Mai oui, au fond, qu'espériez-vous entendre? Parce que j'ai entendu tant de version différentes que j'ignore laquelle est la plus répandue. Je sais en revanche laquelle l'est moins. La vérité.  >>


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  • Play with me

     

     

    Joy arrive à New-York avec un souhait, pouvoir un jour devenir styliste comme elle l’a toujours rêvé. Mais pour le moment elle est une simple assistante dans une compagnie qui gère les mannequins et doit gérer les sautes d’humeur de sa boss et les bêtises de la jeune mannequin dont elle doit s’occuper. Joy emménage dans une colloque avec sa meilleure amie, qui est absente, et un charmant jeune homme Aaron. Mais pas question pour Joy de s’approcher d’Aaron, sa meilleure amie est secrètement amoureuse de lui depuis l’enfance et Joy s’est toujours promis de ne pas approcher le jeune homme. Mais très vite, ces deux-là vont passer du temps ensemble et se rapprocher jusqu’à un point dangereux qui risquerait bien de détruire l’amitié de Joy et de Kirsten. Mais comment faire quand le désir est là ? Faut-il succomber à la tentation ?

    Play with me

    Play with me

     

     

    Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Addictives pour l’envoi de ce roman. J’ai passé un très bon moment de lecture même si la partie finale m’a un peu déçue.

    Premièrement je vais parler de l’histoire du roman, j’ai été ravie de constater qu’il y avait une réelle histoire et pas simplement la romance. En effet, on peut à la fois suivre Joy dans ses aventures au travail, dans le milieu de la mode et du mannequinat. J’ai trouvé ces passages vraiment intéressant, il arrive pas mal de mésaventures à Joy, notamment à cause du mannequin dont elle s’occupe et du chien de celle-ci, mais Joy arrive toujours à se dépatouiller pour garder son emploi. On la suit également dans sa relation avec Kirsten, sa meilleure amie, et dans les retrouvailles avec un être cher qu’elle n’avait pas revu depuis de nombreuses années. On a également l’occasion d’avoir une petite enquête policière avec des drames et des accidents. Mais ce qui nous intéresse réellement, c’est la relation naissante entre Joy et Aaron, mais la romance reste à certains moments en retrait par rapport au reste de l’histoire et ce n’est pas pour me déplaire d’ailleurs.

    Malgré ses 659 pages, Play with me se lit très très vite, impossible de ne pas accrocher avec l’histoire qui est addictive ! Cependant, j’ai eu le regret de constater que la fin s’essouffle un peu, c’est comme si l’histoire avait perdu de son intérêt. En fait, pendant toute la dernière partie du livre, il ne se passe que de bonnes choses, les problèmes se résolvent et les personnages vivent dans un conte de fée. Et moi je ne suis pas fan de ces histoires où tout se finit toujours merveilleusement bien. Surtout, qu’ici j’ai trouvé que c’était assez mal amené, toutes les bonnes nouvelles sont concentrés uniquement sur les derniers chapitres, si bien que ça devient un peu lourd voire cucul (j’avais un peu l’impression de lire un Disney vous voyez). Mais en dehors de ça, les 500 premières pages à peu près sont très bonnes et on est très vite happé par l’histoire.

    En ce qui concerne les personnages, j’ai trouvé Joy très attachante. Elle débute sa carrière et se donne à fond pour son travail, elle sait ce qu’elle veut et n’est pas du genre à baisser les bras. Elle est également, et malgré tout ce qu’elle peut faire, loyale envers ses amis et ses proches, elle culpabilisera d’ailleurs beaucoup au sujet de Aaron. Aaron justement n’est pas comme la plupart des personnages masculins agaçant et dominant. Il est au contraire humble et il semble beaucoup tenir à Joy et à son bonheur. Par contre il remplit bien les clichés du jeune milliardaire qui a toujours tout réussi professionnellement, qui a un corps magnifique et qui arrive à régler tous les problèmes en deux temps trois mouvements. Moi personnellement j’ai adoré Lucie, la jeune mannequin, elle n’a que 16 ans et doit subir de grandes pressions dans ce métier, elle reste professionnelle même si par moment elle redevient l’enfant qu’elle devrait être, elle est très attachante. Concernant la romance entre Joy et Aaron, je l’ai trouvé un peu trop rapide à mon goût, mais c’est pardonnable puisque les deux personnages ont pris certaines décisions qui m’ont plu.

    Enfin, concernant le style de l’auteur, c’était très frais et très agréable à lire. J’ai particulièrement apprécié que les scènes torrides sont peu nombreuses et sont très bien écrites, elles ne sont pas lourdes et loin d’être vulgaire.

     

    Play with me

     

     

     

    << - Je travaille dans la mode. Je m'occupe de tout ce qui peut contrarier ma boss: ça va du mannequin rebelle au toner de la photocopieuse.  >>

    << Que voient-ils sur mon visage défait? Une amitié brisée et un amour sans issue?  >>


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